DANTZARI DANTZA

La Dantzari Dantza est un cycle de danses traditionnelles de la région de Duranguesado (Durangaldea), préservées depuis des siècles dans des villages comme Abadiño, Berriz, Garai, Mañaria, Izurtza et Iurreta, ainsi que dans les villes de Durango, Elorrio et Otxandio. Bien que ces villages partagent la même structure générale, chacun conserve ses propres variations, reflets de son histoire et de son style particulier. La Dantzari Dantza est exécutée chaque année lors des fêtes patronales ou des fêtes de quartier. Après la messe ou la procession religieuse, la troupe de danseurs locale présente le cycle complet, suivi des traditionnels Erregelak (courtes danses humoristiques). Chaque village célèbre cette tradition à des dates précises : Abadiño à la Saint-Torcuato, Berriz à la Saint-Pierre et à la Sainte-Isabelle, Garai à la Saint-Jacques et à la Sainte-Anne, Mañaria à l’Assomption de Marie, Izurtza à la Nativité de la Vierge Marie et Iurreta à la Saint-Michel. La veille de la fête, une répétition publique a lieu et le Donienatxa, un grand arbre nu orné d’épis de maïs, de laurier et de fleurs, est érigé. Le jour J, la danse est exécutée sur la place du village.

Traditionnellement, les danseurs étaient choisis parmi les jeunes du village par le txistulari (joueur de flûte basque), le maire ou le porte-étendard. Quelques jours avant le festival, les jeunes des différents quartiers se réunissaient pour une sélection, considérée comme un grand honneur au sein de la communauté. Le txistulari était également responsable de leur préparation et de leurs répétitions. Le cycle de dantza de Dantzari comprend neuf pièces : Agintariena, Zortzinangoa, Ezpata joku txikia, Banangoa, Binangoa, Ezpata joku nagusia, Launangoa, Makil dantza et Txontxongiloa. Certaines de ces danses sont exécutées sans accessoires et se distinguent par la virtuosité des danseurs ; ils peuvent danser seuls, en couple, par groupes de quatre ou tous ensemble. D’autres utilisent des épées ou des bâtons et suivent une structure chorégraphique plus complexe, précédée d’une introduction appelée eskasak. Parmi ces danses, la Makil dantza et l’Ezpata Joko Nagusia se distinguent. Le cycle commence par l’Agintariena, une levée solennelle du drapeau devant les autorités municipales, et se termine par la Txontxongiloa, une danse liée à un ancien conte populaire d’Iurreta.

Outre le cycle principal, il existe le Banango Zaharra, une danse étroitement liée à la tradition mais désormais distincte des autres. Autrefois dansée sur la musique d’Aita San Miguel, elle est aujourd’hui exécutée lors des hommages rendus pendant l’Erregelak (festivals). Dans certains villages, comme Garai, le Dantzari dantza (danse des danseurs) fait partie de la procession religieuse. On y agite le drapeau devant l’image de l’apôtre Jacques, et le Gernikako Arbola dantza (danse de l’arbre Gernika) est exécuté avec des épées avant de boucler le cycle sur la place du village. Le lendemain, pour la fête de Sainte Anne, le rituel est répété, mais la procession est effectuée en sens inverse.

Le cortège accompagnant ces danses est composé d’un txistulari (joueur de flûte basque) et d’un atabalero (tambourineur), suivis des huit dantzaris, des autorités municipales et ecclésiastiques, et enfin, du public. La tenue traditionnelle comprend un béret rouge, une chemise et un pantalon blancs, une ceinture rouge, des guêtres à grelots, des espadrilles blanches et, parfois, un gilet orné d’immortelles. Les danseurs portent une épée ou un sabre et un long bâton en bois, tandis que le porte-drapeau brandit le drapeau multicolore de la ville. La veille du festival, lors des répétitions, les danseurs portent des vêtements de tous les jours, mais conservent le béret, la ceinture, les grelots et les espadrilles.

Tout au long de son histoire, la dantza Dantzari s’est adaptée aux évolutions sociales et culturelles, conservant son essence tout en intégrant les modifications propres à chaque époque. Les premières références connues, comme celle de Humboldt en 1801, décrivent déjà un ensemble de danses similaires à l’actuelle, bien qu’à cette époque, elles fussent exécutées par neuf enfants. Il existait également des pièces musicales, aujourd’hui disparues, telles que le Platillu soñua, et d’autres danses associées, comme l’Arku dantza ou le Domingilluen dantza. Malgré ces transformations, la dantza Dantzari demeure un élément fondamental de l’identité culturelle de Durangaldea et continue de se transmettre de génération en génération comme une expression vivante de la tradition locale.

DURANGOKO PLATILLU SOINUA

Bilboko Euskal Museoak Bizkaiko dantza tradizioanalei buruzko erakusketarekin batera, Bizkaiko dantzen emanaldi ezberdinak eskaini dira Bilboko plaza Berrian. Kasu honetan, Durangoko dantzariek, 1999. Urtean Kriskitin dantza taldeak, Iñaki Irigoienen laguntzarekin berreskuratutako Platillu soinua dantza plazarartu zuten.

ERREGELAK

Dantzari Dantzaren ostean egiten da.

BIBLIOGRAPHIE  

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  • BDB. Bizkaiko dantza tradizionalak (colección interactiva).